CIAP – NOTRE DAME DU PORT
Centre d'interprétation d'art roman de Notre-Dame-du-Port, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre de Bien culturel en série : Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle en France.
Muséographie et Scénographie.

Architectes associés : FR Architectes et Álvaro Siza Vieira
Architecte du patrimoine : AVEC
Paysagiste : CAP Paysage
Architecte d'intérieur : Atelier Malartre
BET structure : ITC
BET fluide : Choulet
Économiste : CS2N
BET accoustique : SALTO
OPC : DMO
Consultant extérieur : Dominique Machabert

La requalification des « abords de Notre-Dame-du-Port » réclamait, en priorité, de saisir les limites du secteur concerné serti dans le tissu de la ville historique de Clermont-Ferrand.

C’est de la question des volumes, existant et à venir, de l’étude de leur rapport entre eux que nous sommes partis. Ainsi pouvions-nous clarifier en la consolidant une situation devenue confuse avec le temps et obstacle au rayonnement de la basilique, élément majeur du site, instant décisif de l’histoire lorsqu’elle se décide et se détache. Un monument.

Question de justesse, de mesure, de proportions, d’échelle. C’est avec cela qu’il faut composer, avec cela qu’on travaille dans les limites prescrites pour tenter de traduire, en termes concrets d’architecture, la dimension immatérielle toujours à l’œuvre, dans la ville historique surtout.

Notre orientation générale pour une permanence assumée et critique prenant appui sur un existant disponible, nous permet sans nous disperser, de désigner et de localiser quatre points où nous porterons un effort soutenu : la cour, le chevet, le Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine (CIAP), l’ensemble Place du Port - Passage du Port.

1. La cour est vide. Seuls un banc et un buisson un peu haut. On dirait un rocher... en rapport surtout avec la basilique et le CIAP. Elle en est l’antichambre.
L’influence de la cour, par ses dimensions et sa qualité de vide rigoureux, presque intégral, est déterminante pour le rapport des volumes entre eux dont celui, monumental, de la basilique et dans une autre mesure celui du CIAP, entrés dans une dynamique pourvoyeuse d’équilibre et d’espace.

2. Le chevet. L’exiguïté de l’espace autour du chevet exigeait qu’on ouvre, au nord, un second portail dans la grille maintenue. Ce choix visait à sortir de son isolement et d’un quasi abandon cette partie de la basilique que son contact direct, sans distance avec la ville rend particulièrement intéressante et singulière. Au sol, le caractère paysagé du traitement soulage la minéralité exclusive du site.

3. Le CIAP. Il se situe à l’emplacement de trois immeubles construits puis remaniés sans cesse dans l’alignement des autres constructions bornant la rue du Port et sur un socle d’anciennes caves maintenues et valorisées.
L’alignement sur les angles, les gabarits, les directions, l’intégration des irrégularités alentour, l’épaississement de la frange bâtie dans la continuité du parcellaire face au narthex, indiquent notre souci de continuité voire d’achèvement plus qu’une recherche de pureté ou d’idéalité formelles.
Le bâtiment présente deux façades distinctes soucieuses de composer, d’une part, un rapport à la basilique et d’autre part, un rapport à la rue.

4. Le parvis, Place du Port, Passage du Port : parcours…Le choix de suspendre une approche trop immédiate au pied de la basilique est conforme à l’entrelacs des rues. Un franchissement plus progressif - urbain, îlot, site - depuis le passage, nous a semblé également propice à une découverte plus lente, plus inspirée du lieu.

Extrait du texte de présentation du concours établi avec Dominique Machabert
Programme : Requalifiacation des abords de Notre-Dame-du-Port